14 eme Etape : Vertou

Etape: Couëron - Vertou

        

                                               

        Il fait encore sombre, quand je mets le nez hors de ma tente, la nuit a été agitée, j’ai dû me lever deux fois pour des problèmes intestinaux, pas terrible ! J’ai eu, quelques prémices hier soir après mon léger repas, j’ai vomis mon café. Je n’ en suis pas sûre à cent pour cent,  mais je crains que ma légère alimentation , les grandes quantités de liquides absorbées, depuis deux jours, le tout lié à des efforts de neuf à dix heures de marche journalière, soient la cause de ce désagrément, ce n’est pas le cocktail idéal pour un bon transit intestinal, que j’ espère passager, d’où les vomissements et la diarrhée de cette nuit, malgré, une prise régulière de comprimes de Carboline : recommandation de mon coach ‘JPB’, merci, comprimés, composés de charbon végétal, reconnu pour favoriser l'absorption des gaz intestinaux et le fenouil est traditionnellement reconnu pour ses propriétés digestives incomparables en intervenant directement sur la fermentation des aliments.

         Ce matin, je me lève donc, avec une belle gueule de bois, des gargouillis bruyants dans mon ventre, je suis  patraque, je dirais, même, pas bien du tout, pas terrible, on a vu mieux, pour conclure : une mine à faire fuir un zombie, heureusement, que je n’ai pas de miroir. Et le temps, me direz-vous oui, le temps parlons-en, le plafond nuageux est au ras des pâquerettes, la grisaille assombri terriblement l’atmosphère et ne parlons pas du vent, qui lui, pas fatigué du tout ! n’est pas retombé depuis hier soir. Ce p…. de temps de m…, excusez-moi, mais là, je n’en peux plus,  pourquoi pas, la pluie dans  courant de  la journée, ce serait bien,  la cerise sur le gâteau  ou le pompon sur le bonnet de marin. Je compte, tout bas dans ma tête, les jours de pluie  depuis mon départ: six ! Oui, oui : six jours, où j’ai dû enfiler le poncho, sur quatorze, un bon ratio. Rappelez-vous, la première journée «  Le Mont Saint Michel-Trans la Forêt! Était-ce un signe annonciateur ? Bon, il  va falloir encore faire avec, mais là, trop ! c’est trop ! Je me rappelle avec un sourire crispé aux coins des lèvres : Un collègue à l’usine, un breton du sud, ne pas confondre avec le nord, la haut, ce n’est pas pareil, il pleut  tout le temps, suivez mon regard du côté de Brest. Celui-ci, à chaque retour de vacances passées en Bretagne du sud : « Un temps superbe ! pas une goutte de pluie, barbeuc, tous les jours » disait-il, ce malgré le temps annoncé à la météo, que ce soit à télé ou à la radio, qui nous signifiait du mauvais temps sur sa zone, oui, on avait pris l’habitude au fil des années de vérifier sa météo, dans son petit paradis, presque tropical, on le laissait dire, cela lui faisait plaisir. On se disait pour blaguer entre nous : « Peut-être, reste-il un petit village breton du sud,  caché au fond d’un aber, protégé par les dieux qui résiste, à la pluie  permanente ».   Je constate, moi, qu’en Bretagne, cela est pire que la Normandie, chez nous il ne pleut qu’une fois par an, il vrai, que c’est du premier janvier au 31 décembre, au moins on sait comment s’habiller, ici ce n’est pas le cas, la pluie joue au chat et à la souris, avec vous, elle se fait un malin plaisir à nous surprendre quand ne s’y attend pas. Je fais quoi,  moi ce matin, je m’habille comment? Pour le bas pas de souci, je garde l’option : pantacourt, mais, c’est le haut, où, il ne faut pas se tromper : Je mets la polaire, ou pas ! Je crois que je vais me fier à mon GPS, oui ! oui ! il a l’option météo, il ne fait pas encore tire-bouchon, mais d’ici la fin du périple peut –être, on ne sait jamais ! donc, aujourd’hui, se sera, le sweet-shirt respirant bleu, à manche courte, avec la polaire et à proximité sur le chariot, le poncho, l’investissement de Ploërmel, le plus rentable aujourd’hui.

        Je prends un petit déjeuner, léger, ne faut pas tenter le diable, aggraver la situation intestinale, un café très serré, non sucré, pour terminer,  le complément du petit, déjeuner, on verra sur le chemin , je vais bien trouver cela sur la route. On plie le camp, tout le barda, il est 07h30, direction Vertou.

        Je vais suivre les instructions, de mon visiteur de la veille, que j’ai encore en vrac dans  un  petit coin calme de ma tête.      

        Sortie du lac de Beaulieu, cap vers le sud, passage obligé, par   le chemin de Beaulieu, petit chemin de terre  praticable, ombragé tout en descente sur les derniers deux cents mètres, débouchant sur le boulevard de la Libération, paysage, moins bucolique, je bifurque à droite, puis encore à droite  au rond-point, puis deux cents mètres encore à droite, passage entre deux maisons : « Ok, j’y suis, c’est bon », je longe maintenant la voie de chemin de fer à ma gauche et je dois trouver un chemin de terre sur ma droite. Bon, maintenant vingt minutes de marche et toujours pas de chemin, surprise, je vois apparaitre, maintenant devant moi, un chemin de hautes herbes, enveloppé de ronces de part et d’ autre, qu’ils faut écarter des bras, pour se frayer un passage, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’ est bizarre,  toujours pas de chemin à ma droite, je commence à trouver le temps long, et puis tout à coup  devant moi, une barrière à l’ ancienne, composée de fil de fer barbelés et piquets de bois, me barre la route d’ accès à un champ en friche, là, je me dis Jojo, tu as raté un épisode, rembobine, re-visionne là,  où tu as loupé la séquence chemin à droite. Je stoppe cinq minutes, le temps de recouvrer, mes esprits et de remettre dans le bon ordre, ce que m’a dit l’aimable monsieur d’ hier soir, j’essaie de me remémorer ses instructions, mais je ne vois pas, bon ! on verra sur le chemin du retour. Demi-tour à gauche, gauche, en arrière toute !  Effectivement, le chemin et bien là, mais il était à deux cent mètres de l’entrée de la Rue de Retz, je me dis que je devais penser à autre chose, que mon esprit, devait être déjà à tourner, vers la cheminée blanche, cerclée de noir, toujours située à ma droite, décrite par ce même monsieur.

        Je remonte, maintenant  sur le Boulevard, je consulte le GPS, je vérifie ou se trouve la cheminée en question, elle est bien visible à l’horizon, effectivement elle est là à ma droite, mais ce n’est pas du tout sur le chemin d’ Indre et son passage du bac .Stop ! je laisse tomber les instructions  et je vais suivre mon GPS, je vais prendre la rue des Faneurs, rejoindre la D617 et la D107.La D107,ce sont les deux kilomètres, les plus atroces de mon périple, à ce jour, je n’avais pas imaginé cela, le paysage est à mourir, une belle  zone industrielle, alimentée par cette artère 107, qui alimente toute la zone industrielle, rive droite de la Loire, jusqu’à l’entrée de Nantes, avec son flot continu de camions, de voitures, surtout à cette heure matinale, qui crachent de leurs « gueules » d’ échappements du bon monoxyde de carbone, excellent pour mes poumons et avec ce plafond très bas ce matin  accompagné d’ une petite bruine, qui a fait son apparition, depuis cinq minutes, : « comme cela sent bon ! »,ces gaz restent bien collés au ras du sol, la totale ! A cet instant, je m’imagine traverser la RUHR, bon ! j’exagère un peu, pas beaucoup ! mais c’est l’impression première que j’ai. Un calvaire, qui dure un bon vingt minutes.  Humm ! j’ai pris ma dose pour la semaine à venir. Je bifurque  maintenant à présent à droite à l’immense rond-point, je prends la direction du bourg d’ Indre, entré la longue rue double voie, qui mène en centre-ville, je pousse un grand ouf de soulagement, vue  immédiate sur la très belle église, on ne peut pas la louper, elle surplombe la  petite cité de son immense flèche,  je  m’engage dans le centre-ville, direction le bac, arrivé en bord de Loire, passage devant un bar «  le relais du Bac », situé à quelques mètres de l’embarcadère, sonne dix heures à l’église, je fais halte au café, je me commande après avoir salué les personnes présentes, un grand crème, simplement, un crème, je ne prends que cela, je n’ai pas d’ appétit, bizarre! une petite demi-heure plus tard, avant d’embarquer, je vais m’acheter par précaution, à la boulangerie située à quelques encablures d’ici, une baguette et un bon sandwich, poulet crudité. 11h00, j’embarque sur le « Prince de Bretagne », direction la rive Gauche  de la Loire, dix minutes plus tard, je pose le pied sur la rive opposée. Une étape psychologique est franchie, la Loire, tiens ! le premier tiers de mon parcours en France est effectué, super ! On dit aussi que la Loire, c’est une frontière pour la météo, mais je constate, qu’aujourd’hui, cela n’est pas vrai, vu l’état du ciel, tant pis !Img 20140512 01039

         Allez, on avance, direction la Montagne, non ! non ! ce n’est pas encore, les Pyrénées, vous n’avez rien raté, c’est le nom du prochain bourg traversé, je prends à gauche toute,  direction Nantes, passage par les sentiers pédestres du bord de Loire, un vrai labyrinthe jusqu’à Bourguenais, passage sous le pont  du périphérique : c’est là, que commence  mon errance dans Rezé et Nantes, impossible de dissocier les deux, pour ma part, je n’ai pas vu la différence. Comment cela a été possible, mystère et boule de gomme ! Je ne sais pas, je ne sais plus, mais cela, m’est arrivé, la fatigue, dû à ma mauvaise nuit, mon état psychologique général, aujourd’hui encore à l’heure où, j’écris ces lignes, en vérifiant sur « Google », comment j’ai pu me perdre comme cela, pourtant, je ne suis pas blonde : « désolé ! » .Passé le pont du périphérique, je n’étais, qu’à six kilomètres, du point de départ de la voie, en longeant la Loire. J’ai donc erré pendant plus de deux heures, j’ai dû passer deux fois devant l’entrée de la voie, au pont de « Pirmil » à Nantes, qui mène à Vertou. Le moral à cet instant est au plus bas : la pluie fine et incessante de ce matin de ce matin, les gaz carboniques, la perte de repère de cet après-midi, je devais être à Vertou vers les 15h00, si tout c’était bien déroulé. Après moult réflexions, je me dis que « je n’aurai jamais dû écouter ce bonhomme, c’est lui qui m’a mis dans ce foutoir », je le hais, je le maudit, j’aurai dû m’écouter, et passer comme prévu, la  rive droite, via Saint Herblain : le parcours était programmé BDM  sur le GPS!  C’est terminé, les conseils, à partir de maintenant, je ne vais me fier qu’à moi et mon GPS et si j’ai à en vouloir, ce sera à moi et à personne d’ autre, là je me retrouve démuni, sans repère et dans une métropole de cette taille, on se sent tout petit, petit. Tiens ! les nuages se déchirent, laissant apparaitre de belles éclaircies : la bonne nouvelle de la journée. Il doit être 17h00, à vue de nez, je ne regarde plus mon téléphone, on verra plus tard : quand j’aurai trouvé l’entrée. Au hasard de mon errance, je passe devant une supérette, je profite de faire  quelques courses, au point où j’en suis, je ne suis plus à un quart heure prés, pour les deux jours à venir, en sortant, je croise une femme, elle n’ était pas là, quand je suis entré, au physique, je dirai au hasard, une Rom, assise à même le sol dans l’entrée, quasiment dans le passage, donc impossible de la louper, ne bredouillant que quelques mots de français, comme par exemple : «  une petite pièce pour manger, vous plais », c’est du moins ce que j’ai cru comprendre,  je lui réponds dans l’énervement : «  moi aussi j’ai faim et je vais manger » .Je fais quelques pas sur la petite place, devant le magasin et m’assois sur un muret face  à l’ entrée du magasin et j’ai avalé mon casse-croute en la regardant sans aucune gêne.

        Ce n’est pas tout, trêve de plaisanterie ! il me faut trouver l’entrée de la voie qui mène à Vertou,  je reprends, mon errance, je vais vers le sud-ouest, je devrais rencontrer, un moment donné la Sèvre Nantaise, à moins qu’elle est disparue ! je scrute la moindre indication qui pourrait me mettre sur la voie, arrive, un carrefour, un panneau, en quart de la rue ‘Claude Gaulue’, je n’en crois pas mes yeux, ce panneau m’indique le « Parc de la Moriniére, un parc situé en bord Sèvre Nantaise », enfin ! je suis sur la bonne voie, je passe, le pont du même nom, arrivé sur l’autre rive en contre P1020574 copierbas : la voie qui mène au sud à Vertou et je me dis maintenant : «  il me reste huit bornes », il est 18h15,  à mon GPS, cela me fera arriver ; c’est plat ; en marchant bien, vers les 19h45.

         Durant le parcours, je prends quand même le temps de prendre quelques photos de vaches « Highlands », tondeuses écologiques du parc. Plus loin, mes pieds ; ayant soufferts de cette longue journée, il vrai que depuis ce matin 07h30,  ils sont à l’ouvrage, les pauvres, je les plains : «  hein mes pieds ! », très peu de pause. Je pose mes fesses, sur un banc en bord de voie, je mets mes peinâtes à l’air libP1020573 copierre, je les masse avec de la pommade, toujours à portée de mains, dans la pochette supérieure du sac à dos, après la séance de massage, je me sers un petit café, cela va m’aider pour la fin d’étape, je bois le reste du thermos. Maintenant, je suis comme presque tout neuf, pour terminer cette maudite  étape, comme par hasard, le temps redevient menaçant  pour les quatre derniers kilos de la journée. Aux environs de 20H00, je foule, en vainqueur, le quai de la « Chaussée des Moines » à Vertou, une superbe vue sur la Sèvre Nantaise, s’offre à mes yeux, ses deux petites écluses, en premier plan, cette digue « chaussée », dans le prolongement, qui permet la traversée de la rivière à pied secs, le tout situé danP1020576 copiers une courbe de la rivière et en aval, une petite île boisée, posée là sur l’eau, magnifique, les rayons du soleil couchant jouant avec les nuages qui s’amoncellent à l’ouest, se reflètent de temps à autre sur l’eau  en amont de la digue, vraiment le cadre idéal pour passer la nuit, cela me console de cette journée, de galère, c’ est bien que cela se termine sur cette belle image : « mon petit coin de paradis », pour me reposer : c’ est beau hein          !

        Il  ne me reste plus  qu’à trouver  le lieu de mon campement pour la nuit, j’ emprunte  juste dans le virage, face au restaurant « le Pressoir des Moines », à droite un chemin menant, dans un parc en bord de rivière, je meP1020582 1600x1200 hdtv 1080 1 dégote un petit coin, de derrière les fagots, au fond d’un bosquet à l’abri des regards, une table  de camping en bois, à dix mètres pour manger et faire ma popote, ce sera parfait. Il fait faim, mon gars Jojo : « Tu n’as  pas avalé grand-chose de la journée, deux sandwichs, beaucoup d’eau, trois cafés, plus le crème de ce matin », j’espère ne pas être embêté comme hier soir, un bon repas bien consistant, me fera le plus  grand bien, au menu du chef : Saucisses lentilles, une boite de thon en entrée, une vache qui rit, desserts : pommes et fruits secs et encore un bon café pour terminer. Je compte bien prendre mon temps pour savourer ce superbe diner, mais la météo en a décidé autrement, le vent s’est levé ramenant avec eux, cette pluie  tant détestée, j’ai juste eu le temps de terminer mes saucisses lentilles que la pluie commence à tomber, j’ai dû tout ramasser à la va-vite, terminer mon repas sous la tente, pour le café on verra demain matin, ainsi que la vaisselle. J’ ai tout mis en vrac, pêle-mêle, sous la tente, je n’ai plus beaucoup de place pour bouger, mais le principal, c’ est que tout soit à l’abri, le chariot, lui restera dehors, attaché évidemment  et derrière la tente Je n’ai plus grand-chose à faire maintenant, la soirée est fichue, je pensai passer une belle soirée, aller faire un petit tour, au bord de Sèvre et pourquoi pas la petite traversée de la chaussée des moines, quelques photos, tant pis, pour moi, on n’ y peut rien contre les éléments naturels, une des seules choses que l’ on ne maitrise pas encore, mais pour combien de temps : «  That is the question ?». 

        Ma priorité maintenant, c’est de trouver le sommeil, je me glisse au chausse-pied dans mon sac de couchage, je rentre, tant bien que mal coincé, entre mes deux sacs à dos : « Là, au moins, je suis calé  de chez calé, je ne vais m’envoler » je suis comprimé, comme une sardine dans sa boite, impossible, plus question de me mouvoir à mon aise. Ayant trouvé, ma position, les deux mains posées derrière la tête, les yeux fixant  ma lampe de plafonnier ,encore allumée,  au-dessus de ma tête, une sensation de mal être m’envahit  soudain, un gros coup de cafard, me tombe dessus, j’ai la poitrine oppressée , un sentiment de peur me submerge, j’ai froid, pourtant, je suis en nage, , une idée surgie du néant, impressionnant: « Abandon », elle me prend me prend toutes mes pensées « Abandon, abandon, abandon », ces mots me résonne dans la tête, j’essaie de me convaincre du contraire : « Tout mais pas cela, Jojo », je vis à cet instant un cauchemar éveillé, j’ essaie de reprendre le dessus de penser à demain, à cette superbe étape en bord de Sèvre Nantaise, qui va me mener à Clisson, je ferme les yeux, je visionne des  dizaines de photos vues sur internet, pour me conforter dans l’idée de continuer: « Tu verras, ce sera autre chose, le beau temps va revenir, le pire sera derrière toi ». Rien n’y fait, le négatif reprend le dessus: «  Y en a marre de ce temps pourri, regarde, ce soir c’est galère, rien ne sèche, regarde ce soir, tout est humide, regarde ton diner, çà, c’est bien passé ? Non ! alors assez,  allez stoppe là, arrête les frais ! » Je me reprends, je ressaie d’avoir des pensées positives, malgré tout : « Regarde, derrière toi, malgré les galères endurées jusqu’ici, cela n’a pas été rose tout le temps, durant ces quatorze jours, l’envie d’arrêter ne t’as jamais effleuré un seul instant, l’esprit, alors ! on continue »  Une minute plus loin, l’envie d’abandon, revient, comme un leitmotiv : « Non, non ,ce soir, c’est la goutte, je dirais même, les gouttes, qui ont fait  déborder le bocal à Jojo ». Non je ne peux pas, je ne dois pas abandonner,  mais qui m’a mis martèle en tête ? : La présence de la pluie durant ces derniers jours, cette humidité quasi permanente, tout cela aurait eu raison de ma détermination, de ma volonté à faire ce pèlerinage, tout cela tomberait à « l’eau » pour cela ! Non, ce ne peut-être que passager, c’est la fatigue de la journée, ça ira mieux demain, avec une bonne nuit ».

        Ce volte- face dans mes pensées, à durer, durer, je suis épuisé, angoissé, chamboulé, par ce qui vient de se passer, les yeux embués de tristesse, de fatigue, je sais plus, je finis par tomber dans les bras de Morphée sur ce dilemme, on verra demain dans quel état d’esprit, je serais.            

            

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