3éme Etape:St Pern

La Chapelle aux Filtzméens- Saint Pern

 

                   Bonjour, aujourd’hui direction Plouasne, une étape de vingt-trois kilomètres. Départ 08h30, un petit peu de retard ce matin, le rythme des départs est difficile à trouver en ce début de pèlerinage, l’idéal  ou mon idéal plutôt, serait de partir vers sept heures, afin de profiter un peu plus des après-midi à l’étape.

                  Il fait beau, je quitte le camping, je vais appeler ma femme avant de m’engager sur la route. Je fouille dans la poche dédiée au téléphone, rien, puis les autres poches de ma veste. Pas de téléphone sur moi! Oups ! Je fouille dans mon sac à dos, là non plus ! Ouille ! Ouille ! Ouille ! Le gag : «  qu’est-ce que j’ai pu en faire ? » Je me rappelle, que  j’ai appelé ma femme hier soir, que ce matin, j’ai arrêté l’alarme du réveil, donc, il ne doit pas être loin, je refouille mes poches, celles des sacs, toujours rien : « Crotte » (il faut rester poli),  il reste la tente, j’ai dû le reposer dans la pochette, à l’intérieur, c’est cela, il est resté dans la tente, dans la pochette de rangement pardi ! il n’y a plus qu’à. Je me range sur le bas-côté avec mon attelage, le déballage commence, j’atteints, la tente, je déroule celle-ci ; Eurêka ! Il est bien là, bien blotti au fond de la pochette. On remballe, le tout, une  perte de temps de vingt minutes. Là !  cela m’apprendra à bien ranger mes affaires, c’est ma femme qui sourirai de voir cela .Je me dis que je ne ferais plus avoir.

                    Allez on reprend le cours de l’étape, le temps est agréable, petite brise de travers, impeccable, je traverse le premier village : St Domineuc,P1020360 1 niché sur une colline, une bonne grimpette, pour y accéder, passage devant  une  église magnifique,  je m’engage sur la D13, beau passage dans le bois  de ‘’ la fosse au loup ‘’. Passage ensuite à Saint Thual peu après je quitte l’Ille et Vilaine pour les Côtes d’Armor, je profite de cet instant au passage, au hameau de ‘’Lantran’’, pour appeler les petites sœurs des pauvres à St Pern, si elles pouvaient me recevoir pour la nuit, une précaution au cas où je trouverai d’endroit pour camper à Plouasne

-       Bonjour, je suis pèlerin, je suis sur le chemin de Saint Jacques à Compostelle et je n’ai pas d’hébergement pour cette nuit, auriez-vous la possibilité de m’accueillir  s’ il vous plait t?

-        Bonjour, je ne peux pas vous donner de réponses immédiatement, je dois en référer à la sœur supérieure, rappelez dans une demi-heure.

-       Bien, ma sœur, merci, je vous rappelle.

 

                 Arrivée à Plouasne à 15h30, je traverse le bourg, je ne repère aucun endroit  pour planter la tente,  je traverse le village, je dirai petit village, je passe devant un café sur une place , celui-ci est ouvert , il fait , je profite du soleil, je m’assois en terrasse, et je commande ma bière quotidienne  en même temps, je me renseigne sur une éventuelle, boulangerie, dans le village, pour mon pain quotidien , pas de bol, c’est le jour de fermeture, ce mercredi . Pas de pain pour ce soir et demain matin

                   Il me reste cinq minutes je déguste ma bière ; tiens, j’ai un petit creux, j’avale deux barres énergétiques, je sors mon carnet, pour  prendre des notes sur le déroulement de ma journée de marche,  je rappelle comme prévu, je tombe sur  autre sœur, tiens! celle-ci a un  petit accent qui me rappelle celui des anglo-saxon.

-       La mère supérieure et d’ accord, pour vous héberger cette nuit, vous vous présenterez à l’accueil quelqu'un sera là pour vous recevoir, donnez-moi votre nom que je lui transmettre.

-       Groud Joël.

-       Merci à tout de suite Joël.

-       Merci, j’arrive d’ici 01h15.

                   Je  finis, ma conso et sans tarder, je prends la direction de St Pern. A quelques encablures du prieuré, je croise Patrick  de Dinan,  on discute un petit quart-heure, il m’explique que  lui a fait le chemin en monocycle  avec un sac à dos de huit kilos.

-       Incroyable ! On tient comment sur une roue avec un sac à dos sur les chemins de terre ?

-       Une habitude, question d’équilibre et sur la longueur du chemin, c’est 50% à pied et 50% en monocycle suivant la topographie du terrain.

-       Moi, je viens  de Normandie, c’est  mon premier St Jacques,  je suis parti du Mont et je prends la voie littorale.

-       Bien et bon courage,  peut-être à bientôt, bueno Carmino.

                   Avant de se quitter, Il me donne son adresse internet et son site, que j’irai consulter en rentrant à la maison. J’arrive à destination, une longue allée me mène à l’accueil,  vraiment un lieu incroyable, d’une beauté inouïe cela respire, le calme et la sérénité, ce que je recherche, à l’accueil je suis reçu par sœur Ma rie-Pierre, une petite dame, d’un certain âge, très douce au parler.P1020367 1

-       C’est Joël, je présume ?

-       Oui, bonjour, ma sœur, c’est moi qui vous appelez.

-       On vous attendez, Joël.

-       je  suis bien content que vous puissiez, m’accueillir pour la nuit.

-       Cela est normal d’accueillir des pèlerins, surtout que par ici, nous n’en voyons pas beaucoup.

-       Oui en effet, ce n’est pas la voie normale, moi je passe par Ste Anne d’Auray, Savenay, Nantes.

-       Oui, on m’a dit ce que vous faites ! c’est beau.

-       Ce n’est pas fini, ce n’est que la 3eme étape.

-        Bon! j’appelle la sœur supérieure qui va vous montrer l’endroit où vous allez dormir.

                   Elle appelle la principale du prieuré, sœur Simone arrive, deux trois minutes plus tard, elle me dirige vers mon l’emplacement, situé sous d’immenses sapin, près du potager, à l’écart de tout passage. Elle m’offre en sus le diner et le petit déjeuner !

-  Et, si vous souhaitez  me dit-elle, avant le dîner, vous pouvez venir assister aux vêpres de dix-huit heures.

                   Ce que je fis. Un moment  de grande émotion qui restera gravé dans ma mémoire à jamais, ce fût unique,  la beauté des chants des sœurs, accentué par une sonorité acoustique cristalline de l’église. Extraordinaire ! Des  silences assourdissants, cela vous prends les tripes, même si on n’est pas croyant. J’en fis la remarque à la sœur en sortant, celle-ci me donna un recueil « Sous son regard »  et me dit:

-       Comme cela vous aurez une petite pensée pour.

-       Je le consulterai lors de moments de solitude, le soir par exemple.

-       Bien, Joël, maintenant allons dîner, sœur Christiane vous a préparé  votre repas.

-       Merci, grand merci, ma sœur.

-       Demain matin à quelle heure partez-vous ?

-       07H30 08H00.

-       Le petit déjeuner sera prêt, bonne nuit.

-       Bonne soirée ma sœur et encore merci de votre accueil.

Je pénètre dans le bâtiment ou sont servis les repas. Nous les visiteurs, avons chacun sa  pièce pour se restaurer, incroyable. A mon entrée dans la pièce, quand j’ai aperçu la table : 2 entrées, 1 plat de résistance, 2 desserts, fromage, l’ensemble accompagné d’un vin de grand cru, d'une bière bien fraîche, j’ai dit « Incroyable toutP1020370 cela pour moi »

-     Oui, Joël c’est pour vous, la Providence fait bien des choses.

 Après mettre bien restauré, sœur Simone,  vient me revoir, pour m’indiquer l’endroit où je peux me laver, ainsi que mon linge.

                   Une bonne douche au bout de trois jours sans, là on apprécie.  Sur ce, vingt- et- une heures,  sonna au prieuré, il est grand temps de me diriger vers ma tente et dormir. Petit bémol de l’endroit, il y a des pics verts et ces messieurs  s’endorment très tard  et se réveillent  très tôt aussi, tant pis pour moi!

    Une heure sonne à la chapelle du sanctuaire, il m’est
impossible de m’ endormir des sensations, des présences  étranges, comme-ci, des choses, plutôt des
êtres, étaient autour de ma tente, j’ avais l’ impression, que l’on me  surveillé, mes pensées étaient plus tournées vers
des créatures maléfiques qui, voulaient m’arracher à cet endroit, puis des
esprits du bien, prenaient le dessus, eux m’apaisaient, dans ces moments,
j’étais reposé,  je me sentais bien en
sécurité, puis les créatures maléfiques revenaient  se faisant plus insistantes je  ne voyais pas leurs formes, leurs traits,
mais elles me semblaient hideuses, horrifiantes, elles m’appelaient  et ainsi de suite : le combat du bien et
du mal en sorte. Le temps que cela a duré, je ne sais pas combien de temps,
aucune notion de temps, cela, c’est estompé tout seul, c’est parti comme c’est
venu. J’ai allumé ma frontale, ma lampe plafonnier, j’ai ouvert, ma tente, j’ai
balayé mon faisceau, rien, retour dans la tente, un  bon verre d’eau.  Est-ce le lieu, qui est propice à ce genre de
phénomènes psychologiques ? Aujourd'hui, j’’ y repense encore.    Je finis par m’endormir

 

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