4éme Etape Saint Méen le Grand

Saint Pern - Saint Méen le Grand

  

               Réveillé, à six heures : Déjà ! Grâce  à mes amis les pics verts. Je traine un peu, repensant à ces idées bizarres de cette nuit. 07h15, allez debout le gars! Je sors de la tente, en teeshirt ! Il fait frisquet ce matin! Je ramasse, mes affaires, je plie la tente et je rejoins le réfectoire pour mon petit déjeuner, je retrouve sœur Christiane, qui avait déjà tout préparé ; un petit déjeuner complet m'attendait  sur la table. Avant la fin de celui-ci, je vois arriver sœur Simone et sœur Christiane avec un sac rempli de victuailles : « Bien dormi, Joël ? » 

             Je n’ai pas raconté cet épisode cauchemardesque, je garde cela pour, moi, mais peut-être, aurai-je eu un début d’explication, pourquoi pas ? 

-       Très bien, hormis les piverts ce matin de bonne heure . 

-       Voilà, c’est pour vous Joël, vous en aurez besoin.  

-       Ce n’était pas la peine, mes sœurs, j’ai ce qu’il faut. . 

-       Cela nous fait plaisir, la providence est avec vous Joël, comme avec nous.  

-        Sincèrement, merci, mais c’est trop cela va encore alourdir mon sac dis-je en souriant !  

-        Vous êtes fort et puis cela vous aidera sur votre chemin.  

Sœur Christiane vient vers moi et me glisse doucement à l’oreille.  

-       Ayez une pensée pour moi à St Jacques.   

-       Bien sûr, je n’y manquerai pas, sœur Christiane . 

-       Bon chemin à vous Joël.  

-       Au revoir et encore merci de votre accueil chaleureux, cela m’a fait du bien.  

                   Sur ce je quitte ce lieu, plein de sérénité et  de spiritualité, un moment qui fait du bien (je me répète). Direction St Méen le Grand, le temps et clair mais à l’horizon le temps se couvre. Les kilomètres défilent, sans rencontrer âmes qui vivent. Cela me laisse le temps de méditer, c’est vrai que j’ai le temps ! Plein de questions surgissent; Qui je suis? ; Quelle force pousse à faire ce pèlerinage? Qui me fait avancer? Oui, c’est vrai, quelle est vraiment  cette  motivation?  Il faut que je trouve la solution, s’il y en a une  avant la fin du voyage. 

                     Je nImg 20140502 00994e vois pas le temps passer, le dix-neuvième kilomètre et déjà là et ce qui devait arriver arriva! Miss la pluie apparaît, mais, la providence est avec moi, un abri- bus me tend les bras, ouf ! je vais pouvoir déjeuner  au sec.    Je ne vais pas commencer à me plaindre au bout de la quatrième étape, je me dis « Bon ! il me reste quatre ou cinq kilomètres on ne va pas se plaindre la première étape a été pire ! ».Img 20140501 00993

 

                    L’arrivée à St Meen  se fait par la rue Louison Bobet " enfant du pays de St Meen", une entrée  de ville, qui n’en finit pas ; interminable! Je croise des jeunes en vadrouille, arrivé à leur hauteur, je leur demande le chemin du camping municipal, personne ne répond, soudain, Ils  éclatent de rire comme des « bêtas »; se moquent-ils de moi  par hasard? De me voire harnaché ainsi:  

-       C’est moi qui vous fait rire  leur demandais-je?  

-       Non, non, monsieur, c’est entre nous.  

-       Ah bon, le camping municipal, vous le savez ou pas ?  

-       Juste après le garage « Nissan » à deux ou trois cent mètres d’ici, je crois, me répond un des trois garçons.  

-       Merci, bonne journée, au revoir.  

                   Effectivement arrivé  à hauteur du garage,  un panneau m’indique la direction à prendre. Je m’engage dans l’impasse, deux à trois cent mètres plus bas, je tombe sur un camping désert ! Fermé! « Bien me dis-je ?  En voilà une qu’elle est bonne! » Je fais le tour, pas de gardien à l’accueil, pas âmes qui vivent. Je décide donc de me rendre en centre- ville, peut être trouverai-je une solution à mon problème? Sur le chemin les magasins  défilent, tous sont fermés ! Bizarre !, personne sur la route, magasins fermés quelle drôle de région ! J’’arrive sur la place centrale, tiens il y a café d’ouvert avec du monde en terrasse, à l’abri sous un auvent.  

-       Bonjour, messieurs- dames, tous les magasins sont fermés aujourd'hui?  

-       Oui, monsieur, on est le premier mai  aujourd'hui, me répond la serveuse, le sourire aux lèvres!  

-       Bien, merci, eh bien voilà, j’étais étonné de n’avoir rencontré personne depuis St Pern.  

-              Déconnecté, de déconnecté, je ne pensais pas que cela arriverai aussi vite ! Je m’assois en terrasse à l’abri de la pluie qui recommence à tomber et je commande une bière.  

-       On buvant, j’entame la conversation avec mon voisin de terrasse, et je lui dis que je suis passé au camping et que celui-ci est fermé.  

-       Il ouvre en juin, pour la saison me dit-il.  

-       Là, je suis dans la mouise, il faut que trouve un endroit pour dormir ce soir et en plus un premier mai !  

-       Je pense que si vous plantez votre tente, ce soir personne ne viendra vous déranger ; un premier mai et il pleut!  

-       Bon, je vais essayer et qui risque rien, n’a rien.  

-       Tout à fait ! 

                   Je reprends  un chocolat, en attendant 19h 30, certains clients en terrasse, commencent à être bien chauds malgré la froidure ambiante et même bien éteints pour certains, bonjour l’ambiance.  

                   19h30 arrive, je reprends le chemin inverse vers le camping afin de m’installer pour la nuit, le temps de rentrer et la pluie recommence à tP1020382omber. Arrivé au bâtiment central, servant aux commodités et d’accueil, je fais le tour, j’inspecte les lieux. Je repère un coin pénard à l’abri des vents dominants, comprenant les éviers pour la vaisselle et le lavage du linge, les toilettes et trois autres pièces sont fermées, je les inspecte par le dessous les portes, chouette! ce sont les douches et j’en sélectionne une, la plus vaste, celle réservée aux personnes handicapées. Je décide donc de m’y installer pour la nuit, je n’aurai pas à déballer la tente  seul le sac de couchage me sera nécessaire ce soir et je serais en sécurité. Mais pour en arriver, il faut l’ouvrir, le verrou se trouve à l’intérieur, cela veut donc dire de  passer par le dessus la porte.  

                   On y va,  j’escalade la porte, je passe la première jambe, je m’assoie à califourchon, je lève la jambe droite et dans le mouvement de descente, j’entends un  scratch !! la fesse droite a  croché, je ne sais quoi, une pointe, peut-être fixée sur le champ de la porte, je sens  une belle entaille sur le pantalon, gagné mon jojo ! Bon, on continue  tant pis ! Hop me  voilà  à l’intérieur, je déverrouille le loquet. J’ouvre la porte, le peu de lumière du jour tombant, me fais apercevoir un bel espace pour m’allonger. Je vérifie  entre temps mon fessier, ce n’est qu’une légère déchirure, pas trop de dégât, deux  trois centimètres que je vais m’empresser de réparer dans la soirée, je vérifie aussi, ce qui a causé cette entaille : Une tête de clou, mal enfoncée. 

                    Je rentre mon chariot et le sac à dos, là je me dis que je vais être bien. Je prépare mon repas, je dîne sur le pouce, comme tous les soirs, je n’ai pas et plus l’envie de faire quoi que soit, la fatigue. C’est vrai qu’à la maison, je ne prépare rien     , le soir à part quelques rares fois, mettre la table et encore! La seule cuisine que je fais, c’est l’été, le barbecue, je fais  donc, mon peu de vaisselle, je recouds, à ma façon, mon pantalon et termine la soirée à la frontale, préparer quelques affaires et équipements, que je vais retourner à la maison via la poste; un gain de poids qui me fera le plus grand bien pour la suite du périple. Une petite toilette à l’eau froide, ça rafraichi son bonhomme ! Et hop au dodo!

 

 

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