5éme Etape: Loyat

Saint Méen le Grand - Loyat

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            Craignant de me faire surprendre, la veille au soir, j’avais réglé le réveil pour une levée du corps à 07h00. Je range mes affaires presto ! J’avale simplement un café à la va-vite, je déjeunerai plus tard en ville. Je sors rapidement du bâtiment. J’attèle le chariot, direction la sortie, à ce moment précis, j’entends de l’autre côté du bâtiment le bruit d’un moteur, une voiture  apparait derrière moi, et comme par hasard, c’est le véhicule du service municipal, il s’arrête à ma hauteur et me demande ce que je fais au camping  à cette heure. Je lui dis bonjour et lui explique le pourquoi de ma présence ici. 

-       Vous avez bien fait, vu la météo d’hier soir, pas de soucis ! 

-       Je n’ai fait que dormir et utilisé un peu d’eau.  

-       Bien, au revoir et bonne route à vous  

-       Merci.  

                   Ouf! Cela c’est bien passé, je prends la direction du centre-ville, une boulangerie est ouverte, j’en profite pour prendre du pain frais et deux crêpes, pour le petit déjeuner, je vais au café de la veille, mais celui-ci est fermé, mais celui d’à côté est ouvert, je m’installe en terrasse et je commande un grand chocolat chaud. Soudain, un homme m’interpelle, celui-ci m’explique qu’hier après-midi, il a rencontré un homme avec un chariot identique au mien, il a même cru, qu’il était passé deux fois au même endroit à quatre heure d’intervalle, pensant que cette personne s’était trompé, il a interpelé : «  Vous, vous êtes trompé de chemin ?,  je vous ai vu passer, il a quatre heure, de cela, je vous ai reconnu, avec votre chariot »la personne, lui certifie que c’est la première fois, qu’il passe par ici : « j’ai bien cru que c’était vous, il avait le même chariot que vous » de là, ils entame la conversation. Celui-ci lui a expliqué son parcours, qu’il en était à ses 800kms, qu’il  venait de la Somme, un passage par la Normandie et se dirige vers Brest, dans la famille,  ils se sont retrouvés le soir au bar, une demie heure après mon passage et voyant qu’il  ne savait où dormir, il avait hébergé  pour la nuit et qu’il devait avoir repris la route à cette heure.  

-       Cela aurait été sympa de se rencontrer, lui dis-je ! 

-       Oui, certainement, je pense que vous auriez dû avoir des choses à vous dire. 

-       Oui, mais tant pis ce sera pour la prochaine fois.  

                On se dit au revoir, je termine mon chocolat, je règle la consommation et j'attèle mon chariot, à cet instant, une tape dans le dos me surprend.   La surprise du chef! C’était mon interlocuteur de toute à l’heure et le fameux deuxième chariot à ses côtés. Il est grand, une tête blonde de plus que moi, sec, un coup de trique, une barbe de quinze jours au moins : Julien, la trentaine d’année, pas plus. Grosse poignée de main : 

-       Salut, moi c’est Julien, comment cela va toi, ça roule. 

-       Ҫa va, moi, c’est Joël, je roule comme, franchement, c’est génial, cet engin, tu prends un café ? tu as le temps ? 

-       Ok, j’ai tout mon temps, tu fais quoi avec cela ?  

-       Saint Jacques de Compostelle, mon ami et toi, j’ai appris pas ce monsieur que tu venais de la Somme et que tu allais à Brest, presqu’arrivé. 

-       Oui, cela, m’est venu comme cela, envie de faire quelque chose qui sort du commun avant de trouver du boulot, mais, franchement, c’ est vraiment sympa, deux chariots identiques, c’ est génial. 

                   On, s’assoit, tous les trois, on se prend un café, je lui offre ma deuxième crêpe, on se parle de nos parcours, nos péripéties,  nos parcours professionnels et sur nos motivations. comment on s’organise: Pour manger; pour dormir, du choix de notre équipement commun, cela dure environ une petite heure et demi environ, arrive 10h30 il est grand temps de se séparer et de reprendre nos routes, avant de se quitter on se prend mutuellement en photo, on s’échange nos adresses, nos numéros de tel, il me fait signer une vielle planche, qu’il a ramassé sur la plage d’ Etretat  et puis vient l' heure du départ, un grand signe de la main : 

-       A bientôt, Julien bonne route.  

-       Salut Joël et bon chemin à toi, je le ferais peut-être un jour, qui sait ?  

-       Pourquoi pas? Tu me fais signe. 

-       Au revoir à toi aussi, Emmanuel, tchao. 

                    Avant de quitter St Meen, je dois passer par la poste pour envoyer mon coli chez moi et faire signer mon crédencial au syndicat d’initiative. Au final 03h30 de retard, quand  je quitte donc St Meen vers 11h15. Au regard du retard pris, je pense que cette étape sera fera à l’improvisation. La destination « Evriguet »prévue aujourd’hui ne se fera pas. 

                   Je vais essayer de prendre la voie verte qui part de Mauron, il parait que cela vaut le détour, et j’aurai peut-être plus de chance de trouver un endroit calme et à l’écart pour planter la tente. Je prends donc la direction de Mauron. Arrivé à proximité de Mauron, au lieu-dit  « les hauts champs », je suis perdu de chez perdu! comme-ci j’avais besoin de cela aujourd’hui!  J’aperçois au loin, un pâté de maison, je vais y demander ma route, première maison, je tombe sur un couple, pas de bol ! Ceux-sont des anglais, ils me renvoient  à la maison d’à côté, là je tombe sur une personne d’une gentillesse inouïe.  

-       Bonjour, je fais Saint de Compostelle, je me suis perdu,  je cherche l’entrée de la voie verte, direction Ploërmel 

-          En deux temps, trois explications claires et précises, il m’indique la bonne direction, avant de repartir, je lui demande un peu d’eau pour remplir ma gourde.  

-       Donnez-moi votre gourde, je vais vous la remplir.  

              Il rentre, chez lui, puis reviens avec la gourde pleine, une bouteille de Vittel et un quatre-quarts  breton.  

-       Voilà, au cas vous auriez un petit creux.  

-       Merci, je crois qu’il ne va pas faire long feu.  

Sur le point de se quitter, il me fait une demande surprenante.  

-       Faites une prière pour « Michel »à St Jacques.  

-       Je n’y manquerai pas, promis, au revoir et merci Michel 

                 En me rappelant des explications de Michel, je retrouve ma route, je m’engage sur la voie verte à Mauron, je découvre la joie de ne P1020394 copierplus entendre et rencontrer les   voitures, je croise, quelques joggeurs et cyclistes tardifs, il est vrai qu’il est maintenant dix-neuf heures. La faim commence à se faire sentir. Je m’arrête sur un des bancs qui parsèment la voie ici et là. Pause d’une demi-heure, pour se restaurer. 

                  Maintenant, la pénombre descend vite, il est grandement temps de trouver un endroit pour la nuit, je parcours encore cinq ou six kilomètres, après quelques hésitions, sur d’ éventuels lieux,  je jette mon dévolu sur une petite plate-forme verdoyante qui se dessine au bord de la rivière 'Yvel', en contrebas de la voie, un petit coup d'œil aux alentours "Parfait" c'est bon pour ce soir et puis là, je suis lessivé, je n'irai pas plus loin.   

            P1020397 copier     Je m’installe donc. La fatigue aidant, je décide de ne pas monter la tente et de dormir à la belle étoile simplement dans mon sac de couchage à même le sol. 

                  Mal m’en pris, au bout d’une heure et demie, voyant que je ne pouvais pas m’endormir, la cause: Montée d’un sentiment de peur, le moindre frémissement des branches, le bruit de l’eau et les cris d’oiseaux nocturnes. Volte-face, je préfère donc, monter la tente. Je peux, vous dire qu’en caleçon et en sweet ‘’Gla Gla ‘’à cette heure, pas facile du tout, dans le noir, même avec la frontale. On ne m’y reprendra plus! Ill est vrai qu'une simple toile de tente, ce n’est pas grand-chose, mais cela offre un sentiment de sécurité. Bon ! Il est maintenant temps de dormir, fini la trainaille, on ferme la tente, on éteint la frontale et au dodo, maintenant,  le bruit de l'eau devient une agréable berceuse. 

 

 

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