8éme Etape: Sainte Anne D 'Auray

 

 

                Ce matin je me réveille sans mon alarme, je regarde mon téléphone, il est sept heures moins vingt. Je me lève doucement, j’ouvre ma tente, un rai de soleil, pénètre à l’intérieur et me caresse le visage. Je pose mes lunettes sur mon nez, j’enlève les boules ‘’Quiess’’ : Magnifique ! Je sors  ma tente  simplement vêtu de mon caleçon, une légère brume envahie la forêt, à cette heure, pas un bruit, un léger vent, qui gémit dans les pins, je savoure ainsi, debout en m’étirant les bras au-dessus de ma tête, ces moments de bonheur simples qui ne coûtent rien d’autre que quelques efforts journaliers, c’est féerique ! Je lambine, profitant au maximum de l’instant, le chant  du coucou qui se réveille, le bruit de petits rongeurs qui courent sur le tapis de feuille,  jamais je n’ aurai cru pouvoir entendre et voir cela, j’ai déjà connu des instants merveilleux  lors de mes courses en forêt du Vieux Bourg à  ma glorieuse époque de coureur à pieds, mais je n’étais pas aussi à l’ écoute, comme, je le suis  aujourd’hui, ce matin. Je prends mon p’tit déjeuner, tranquillllllllement, debout, en marchant autour de ma tente observant de part et d’autre, à l’affût du moindre détail sur lequel je pourrai  m’émerveillé de nouveau. 08H15,  arrive, il est temps de partir, malgré cette courte étape de 17kms, il faut y aller ! Destination : Saint Anne d’Auray.

 

                   Première phase  de mon pèlerinage, c’est vrai que j’aurai pu faire le parcours originel qui  aurait été  de passer par Rennes  Blain, Nantes,  mais pour moi, le passage par Saint Anne d’Auray, était un peu obligatoire. Promesse que je me suis faite, après la lecture du livre d’Anne Brassié « Sainte Anne de Jérusalem à Auray »  livre offert à ma femme à l’époque où elle travaillait pour son père. Livre plein de douceur et de spiritualité, je me suis dit, si cela peut me transformer,  de retrouver un peu de  foi perdue.  Cela peut paraître ridicule à certains, mais pour moi, la  question, je me la pose, en ces temps où tout fout le camp. C’est un  pèlerinage thérapeutique en sorte!, et cet après-midi à Saint Anne d’Auray est une étape du traitement. C’est comme, cela que je le vois dans mon pourquoi ce pèlerinage.

 

                   Bon on est parti, je termine mon passage en forêt, passage par Grand Champ. Il est à P1020437 copierpeine midi , je vais me prendre une petite mousse , il y a un café sur  la place attenante à l 'église qui me tend  sa terrasse, je pensais être peinard, mais des travaux sont en cours et bonjour les oreilles  pour le bruit et les narrines pour la poussière, je traîne pas trop vu l 'ambiance. Je suis déjà à mi-chemin, à ce rythme je serai à destination vers 14h00 ce qui me laisserait  du temps pour visiter le sanctuaire de Ste Anne,  ce midi pas d’arrêt de programmé : une barre énergétique ou deux fera l’affaire, on mangera mieux ce soir.

 

                   Comme prévu 13h45, je suis à destination. Je passe à l’accueil du sanctuaire, en arrivant, un abord  très chaleureux de la personne, dont je ne me rappelle plus le prénom, je m’en excuse ! Nous avons discuté, plus d’heure ensemble autour d’un café et de petits gâteaux, sur ma motivation à faire le chemin, sur l’histoire du sanctuaire. Après ce beau moment, je vais prendre possession de ma chambre, dans l’enceinte même du sanctuaire accompagné du bedeau de service ce soir.  Un privilège de pouvoir séjourner dans lieu pareil rempli de mysticisme. Je me change, je mets les affaires qui sont encore humides à sécher, je change mes chaussures par des sandales, toujours pour relaxer mes pieds.  Maintenant, j’ai tout l’après-midi pour la visite. Il me reste quatre heures, pour tout voir: L’oratoire de Ste Anne, avec un moment de recueillement, et la pose d' un cierge, pour, ma mère, mes enfants et ma femme; le mémorial; l’ Espace de Jean Paul II;  le cloitre; la chapelle du pèlerinage; la Stèle des marins; la Scala Sancta; la chapelle de l’Immaculée.18h30 passage à la basilique pour la messe du soir. Passage obligé aussi: La visite de la maison d’Yves Nicolazic, paysan laboureur à qui est apparu Ste Anne en 1624. A mon retour au sanctuaire, je me suis offert deux bolées de cidre, histoire de me rafraichir la gorge, il est maintenant 19h30, une journée pleine d’émotions s’achève, par un par dîner solitaire, presque monastique dans ma chambre. Par le vasistas de ma chambre je remarque, que la nuit est tombée sur le sanctuaire, je décide avant de me coucher, de faire un tour dans le parc, maintenant déserté de ces visiteurs, je suis seul, je suis bien! que c’est beau ! il y a quelque chose de surnaturel à cet instant, un moment émouvant, propice au recueillement, cela fait du bien à l’esprit, maintenant, il fait nuit, je suis apaisé, à présent, je peux monter me coucher en paix avec moi-même.

 

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