Pélerinage de Savenay

Souvenirs Vendéens "Hommage aux Vendéens"

          Pourquoi cet arrêt à Savenay et cet hommage aux Vendéens, un pur hasard ! Après une recherche sur internet  l’ année dernière sur la Vendée, concernant le parc du  Puy du Fou, je suis tombé sur une vidéo retraçant la période de la révolution française : « LES VENDEENS - GUERRES DE VENDEE - LE GENOCIDE REPUBLICAIN »  un documentaire de  quatre-vingt-onze minutes, j’ai été comme envouté par cette vidéo je l’ ai  visionné x fois, combien, je ne sais plu et j’ai enchainé par des dizaines d’autres, cela me faisait mal de voir ces pauvres gens, ses enfants massacrés par une idéologie, fusse –t-elle bonne, mais, je me disais : « On a pas le droit de faire cela ; Impensable que l’ on ait pu faire cela, pas nous ! le sois disant pays des droits de l’homme, avoir perpétré le massacre de centaines de milliers de personnes ( femmes enfants et nouveaux nés), de notre propre terre de France, ce n’est pas possible, c’est de la barbarie primaire, même les animaux quels qu’ils fussent, n’ en sont pas capables », plus je regardé ces vidéos, plus cela me fasciné. Le degré de cette haine, d’une partie du peuple envers l’autre, m’a fait prendre parti pour ce peuple Vendéen, comment ce parti-pris, la question je ne me la pose pas, je suis comme cela, ce n’est pas autrement, peut être ma grande émotivité. Une chanson est venue se greffer à cela, un chanteur, un homme remarquable de talent : » Jean Pax Mefret », il est, de ces personnes qui mériterait d’être reconnu, mais trop engagé, mais surtout du mauvais côté de la barrière, cette chanson ou plutôt cet hymne, c‘est : « Guerre de Vendée », chanson, qui tourne en boucle à chaque consultation d’un site se rapportant à cette période. Tellement, pris par ce sujet, parfois, après mes recherches qui finissent relativement tard, il m’arrive avant de m’endormir, de sentir parmi eux,  de les sentir à côté de moi, d’être un des leurs , je m’ incarne en Jacques Cathelineau, en Maurice d’ Elbée ou un Jean-Nicolas Stofflet et pourquoi pas le Généralissime François Athanase Charrette, être là, à leur côte et avec  les connaissances d’aujourd’hui, je les aide dans leur lutte, avoir le pouvoir de changer le cours de l’histoire au moins de  leur histoire.  

Generaux vendeens 2

          Suite, à tout cela, j’ai décidé d’en savoir un peu plus, de me faire ma propre opinion sur ce sujet, une idée plus précise de  la naissance, notre sois disant belle république. Je me suis imprégné du climat de cette époque, non pas avec les livres d’historiens  politico-officiels, ou ceux de  l’éducation nationale, les deux peuvent être liés allez voir. J‘ ai été puisé à la source et j’en ai trouvé, Sécher, Clénet, Collinet, Gerard. J’ai revisionné d’autres  reportages. Il est vrai que cela a pris beaucoup de place dans mes pensées, et encore maintenant,  je ne peux concevoir comment on a pu nous masquer « volontairement au nom de la république »,cet épisode tragique de notre histoire, j’en déduis donc aujourd’hui que tout ce que l’on m’a enseigné durant ma brève scolarité n’était qu’ un mensonge orienté :Notre république à des fondations  encore  sanguinolentes, une citation  de Maxime Chattam,qui me va bien, explique peut être cela « Les vainqueurs sont ceux qui écrivent l'Histoire. C'est celle-là qui est rédigée dans nos livres d'école, pas la vraie Histoire telle qu'elle s'est déroulée, mais une Histoire qui caresse le camp des gagnants. L'Histoire a cessé, depuis longtemps d'être la somme des humanités ; aujourd'hui elle n'appartient qu'à une poignée d'individus.  
                                                               " Les arcanes du chaos "

          C’est pour m’imprégner de cette douleur, que j’ai  fait une entorse aux chemins de St Jacques de Compostelle (St Jacques, ne m’en voudra certainement pas), un détour qui  mit bout à bout avec celui de Sainte Anne d ‘ Auray  qui me coûte  220 kms. Mais pas de regrets, l’histoire, n’est faite que de sacrifices et c’est mon histoire, que j’écris en venant ici, ce n’est pas grand- chose  220 kms, en comparaison de ce qu’a vécu ce peuple admirable, dans sa résistance. On en entrevoit, un aperçu aujourd’hui, que l’histoire se répète peut –être 225 après, c’est ma manière de rendre un hommage au valeureux peuple Vendéen

          Savenay, étant un tournant capital sur les déroulements ultérieurs : Fin du combat et le début du génocide ou populicide, la grande guerre de 1793, se terminait ainsi: militairement, la partie était perdue pour les Blancs. Seule allait subsister une guérilla féroce mais impuissante, menée par Charette et Stofflet, chacun luttant de son côté contre un ennemi puissant et barbare qui mettait le pays à feu et à sang.
Une ombre terrible s’avançait et obscurcissait le ciel de Vendée : le souffle de la Terreur poussait les nuages du génocide qui allaient cracher leur lames acérées sur le pays rebelle, et l’inonder de sang.

          Le sacrifice des Vendéens ne peut être vain. Ravivé par le souvenir, il doit être un terreau fertile de reconquête, revivifié nos actions pour la France, la France éternelle, celle des clochers et des familles, des autels et des tombeaux.

 

                   Déroulement des faits en décembre 1793

          Le 23décembre 1793, la bataille de Savenay, fut le dénouement tragique de « la virée de Galerne »  et l’anéantissement de l’armée vendéenne, on y  dénombrera : 7400 morts »côté des Blancs (catholiques, royalistes) et quelques 4000 bleus (républicains

          Après une sévère défaite à la bataille du Mans, le 12 décembre 1793, quelques milliers de Vendéens s’enfuirent vers Laval, puis, dans l’espoir de traverser la Loire, vers Ancenis. Mais en l’absence de bateaux, le passage s’avéra impossible.

          Les Vendéens construisirent alors des barques et environ 4 000 personnes, dont Henri de La Rochejaquelein et Jean-Nicolas Stofflet, parvinrent à traverser avant l’arrivée de navires républicains, qui interrompirent le passage. L’arrière-garde vendéenne, bloquée au nord de la Loire, tenta de trouver une autre issue et, après avoir atteint Blain, à 35 km au nord de Nantes, dut se rabattre vers Savenay, à 30 km à l'ouest de Nantes.

-  Forces républicaines

-  Division Canuel, (Armée de l'Ouest) renforcée par les grenadiers de Louis Blosse et commandée par Simon Canuel et Pierre François Verger-Dubareau.

-  Division Muller, (Armée de l'Ouest), composée en partie de Mayençais. Commandée par François Muller.

-  Division Tilly, (Armée des côtes de Cherbourg), partie de Vannes, renforcée par des soldats des régiments d’Aunis et d’Armagnac. Commandée par Jacques Louis François Delaistre de Tilly.Division Scherb, commandée par le général de brigade Marc Amand Élisée Scherb.

-  1re Légion des Francs, composée en partie de soldats du 14e régiment de chasseurs à cheval et peut-être du 10e régiment de hussards. Commandée par François Séverin Marceau, secondé par François-Joseph Westermann.

-  Chasseurs de Kastel

-  Un bataillon de Dordogne

-  31e régiment de Gendarmerie de Paris, quelques bataillons. Commandé par Jean-Baptiste Kléber.

-  1re Légion des Francs, composée en partie de soldats du 14e régiment de chasseurs à cheval et peut-être du 10e régiment de hussards. Commandée par François Séverin Marceau, secondé par François-Joseph Westermann.

-  Chasseurs de Kastel

-  Un bataillon de Dordogne

-  31e régiment de Gendarmerie de Paris, quelques bataillons. Commandé par Jean-Baptiste Kléber.

          La ville de Savenay,  fut prise par les Vendéens le matin du 22 décembre, presque sans combats, les 150 soldats républicains battirent rapidement en retraite suite à une petite escarmouche avec l'avant-garde vendéenne et la population de la ville avait été évacuée. À 9 heures, les Blancs mirent la ville en défense, les républicains ne furent pas long à les rejoindre, Westermann fut le premier, à 11 heures, il attaqua immédiatement mais fut repoussé au terme d’une courte escarmouche. À 12 heures, Kléber et Marceau, accompagnés du gros de l’armée républicaine firent leur apparition. Il s’ensuivit une nouvelle escarmouche entre les bleus et les blancs pour le contrôle du bois de Touchelais, situé au nord-est de Savenay, escarmouche qui tourna à l’avantage des Républicains.

          Toutefois ce furent les derniers combats de la journée car le brouillard et les brumes firent leur apparition dans l’après-midi et les Républicains se virent forcés de différer leur attaque et de maintenir leurs positions. La nuit était en train de tomber lorsque les représentants en mission, Pierre-Louis Prieur, dit Prieur de la Marne, Louis Turreau, cousin du général Louis Marie Turreau et Pierre Bourbotte arrivèrent au campement républicain et furent surpris par l’inaction des troupes qui y régnait. Aussi, malgré la nuit tombante, ils exigèrent, et Prieur en tête, l’engagement immédiat des combats afin de ne pas laisser les brigands se ressaisir, ils furent aussitôt soutenus par Westermann, « Je me charge de tout » déclara-t-il, ce à quoi Kléber répondit « Je croyais avoir trop bien commencé l’affaire pour la laisser terminer par un autre ». Malgré la mise en place d’un conseil de guerre, Kléber demeura intransigeant et déclara qu’il fallait attendre l’aube pour attaquer, Marceau se rangea à ses vues et finit par convaincre Prieur de la Marne. Les Républicains profitèrent alors de la nuit pour se déployer. À deux heures du matin, la division Tilly, partie de Vannes arriva et parvint à se déployer à temps malgré son retard. Canuel commandait le flanc gauche, Kléber le centre-gauche, Marceau le centre-droit et Jacques Louis François Delaistre de Tilly le flanc droit. Mis à part quelques chemins au sud de la ville, les Vendéens étaient presque totalement encerclés.

          Ceux-ci d'ailleurs n'avaient guère d'espoir sur l'issue de la bataille, Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein, veuve du général Lescure écrivit dans ses mémoires: "Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein" Alain Gerard

          « Nous nous doutâmes que les républicains voulaient engager le combat avec toutes leurs forces, et nous vîmes que notre perte serait alors consommée. Sur les neuf heures du soir on me fit lever, je m'étais jetée toute habillée sur un lit, on me mit à cheval, sans que je susse pourquoi, j'allais en redescendre, ne sachant pas où je devais aller, lorsque j'entendis la voix de M. de Marigny. Je l'appelai, et lui demandai des nouvelles: il prit la bride de mon cheval, et, sans proférer une parole, il me mena dans un coin de la place; là, il me dit à voix basse « C'en est fait, nous sommes perdus; il est impossible de résister à l'attaque de demain ; dans douze heures, l'armée sera exterminée. J'espère mourir en défendant votre drapeau : tâchez de fuir ; sauvez-vous pendant cette nuit ; adieu ! Adieu ! » Il me quitta brusquement sans attendre ma réponse, et je l'entendis qui encourageait les soldats et s'efforçait de les ranimer. »

 

                    La bataille

          L’aube se leva et la bataille s’engagea, mais à la surprise générale, ce sont les Vendéens et les Chouans qui lancent l’attaque dans le but de reprendre le bois de Touchelais pour briser l’encerclement. Cette attaque, dirigée par Lyrot, rencontra un succès, la première ligne de grenadiers se replia en laissant derrière elle 2 canons et 40 prisonniers. Aussitôt, Kléber lança la contre-attaque à la tête du régiment de Gendarmes qui chargea à la baïonnette et força les Vendéens à reculer jusqu’aux portes de Savenay. Au centre, Marceau, à la tête de la légion des Francs et des Chasseurs de Kastel rencontra des difficultés et fut un moment freiné par l’artillerie vendéenne.

        De leurs côtés, Canuel, Tilly et Westermann passèrent également à l’attaque et pressèrent les blancs de toute part. Bientôt, les bleus entrèrent dans la ville malgré la résistance du train d’artillerie de Bernard de Marigny. Des combats de rue se déroulèrent alors dans la plus grande confusion, maison par maison, de nombreuses femmes vendéennes participèrent à ces combats. L’artillerie vendéenne se redéploya ensuite devant l’église et parvint à tenir la place un moment. Fleuriot tenta alors une ultime contre-attaque, il prit la tête d’un groupe de 200 à 300 cavaliers, commandés par Georges Cadoudal et dans lequel se trouvait également Pierre-Mathurin Mercier la Vendée, ainsi que de quelques fantassins. Ils attaquèrent et percèrent les lignes de la division Tilly, ils cherchèrent ensuite à prendre à revers les lignes républicaines mais c’était sans compter sur les réserves des bleus qui intervinrent et forcèrent les cavaliers à battre en retraite.

          Mais pendant ce temps, sur la place de l’église, les Républicains s’emparèrent de la batterie qu’ils retournèrent contre les Vendéens. Les fuyards, poursuivis par les Républicains, se replièrent alors hors de Savenay et se rallièrent à l’ouest de la ville. La croix commémorative de la bataille se trouve à cet emplacement précis. Les Vendéens prirent alors leurs deux derniers canons que Marigny avait gardés en réserve et tentèrent de couvrir la fuite des blessés et des non-combattants. Lors de cet engagement, Lyrot fut tué. Marigny se replia de nouveau sur le bois de Blanche-couronne, à l’ouest avec ses deux canons et ce qui lui restait d’hommes ; il tiendra sa position une heure, puis s’égaillera avec ses hommes dans les marais et parviendra à échapper aux bleus.

          Plus loin, au nord-ouest, un groupe de 600 Vendéens parvenait toujours à tenir la Butte des Vignes. Ils se replièrent ensuite vers le bois de Blanche-couronne, mais furent cernés à mi-chemin par un corps du régiment d’Armagnac et massacrés.

          À l’intérieur même de Savenay, la ville fut fouillée et des centaines de vieillards, de femmes et d’enfants furent délogés des maisons et enfermés dans l’église dans l’attente de leurs jugements. Les blessés des deux camps furent ensuite emmenés à l’hospice Saint-Armel pour y être soignés.

              À 14 heures, la bataille était terminée.

                    La fuite et les massacres

          Après la bataille, alors que le général Kléber gagnait Nantes avec le gros des troupes où ils défilèrent pour fêter la victoire, la cavalerie républicaine commandée par Marceau et Westermann se lança à la poursuite des Vendéens, fouillant les villages voisins et les campagnes des environs, tuant ou capturant les trainards.

          Ainsi, le général de brigade Alexis Antoine Charlery attaqua une position tenue par une bande de 500 Vendéens mais ne put les vaincre. Il leur proposa alors la reddition en échange de l’autorisation de rentrer chez eux, la proposition fut acceptée et signée. Les prisonniers furent ensuite envoyés à Nantes pour faire ratifier l’arrangement par un représentant en mission. Mais ce dernier refusa, fit fusiller les prisonniers et mettre aux arrêts le général Charlery. Ce dernier sera finalement libéré quelque temps après, mais, outré, démissionnera de son poste.

          Le général Kléber, écrira, dans ses Mémoires :

          « On traverse Savenay, chaque colonne prend une direction différente à la poursuite des rebelles. Le carnage devient horrible. On ne voit partout que des piles de cadavres. Une grande partie va se noyer dans le marais de Montoir, le reste se jette dans les bois où bientôt, ils sont découverts, tués ou faits prisonniers. Équipages, canons, ornements d'églises, papiers relatifs à leur administration, tout tombe en notre pouvoir et, pour cette fois, la défaite de l'ennemi rend sa destruction certaine. On envoie alors des patrouilles d’infanterie ou de cavalerie dans tous les villages des environs. Quelques-uns sont occupés par des Brigands, on veut parlementer avec eux, mais ils répondent par des coups de fusil, et un adjoint de l'état-major, en leur portant des paroles de paix, en fut blessé. Aussitôt on fait un feu roulant sur eux et tous ils périrent. Des milliers de prisonniers de tout âge et de tout sexe sont successivement arrêtés et conduits sur les derrières. Les représentants du peuple les firent juger par des tribunaux révolutionnaires, et la France, l’Europe entière, connaissent toutes les atrocités qu’on a exercées sur ces misérables. La ville de Nantes a particulièrement servi de théâtre à ces scènes sanglantes et inouïes, que ma plume se refuse de décrire …»

          D’autres massacres se déroulèrent dans les campagnes, Westermann et ses hussards de la Mort fusillèrent 500 à 700 prisonniers, hommes femmes et enfants au bois de Sem, près de Prinquiau

          Le général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », écrivit au Comité de salut public une lettre restée célèbre :

          « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. Un chef des Brigands, nommé Désigny, a été tué par un maréchal-des-logis. Mes hussards ont tous à la queue de leurs chevaux des lambeaux d'étendards brigands. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que, sur plusieurs endroits, ils font pyramides. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. Kléber et Marceau ne sont pas là. Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire. »

          La Commission Bignon, arrivée dans la journée, fut chargée de juger les prisonniers. La commission travailla pendant 3 jours et ordonna l’exécution de tous les combattants vendéens pris les armes à la main. Les exécutions commencèrent le soir même de la bataille et se déroulèrent pendant huit jours mais le nombre de personnes exécutées reste inconnu. Selon les statistiques officielles le nombre de personnes fusillées était de 662, mais des doutes furent immédiatement émis sur ces chiffres qui ne comprenaient en fait que les personnes exécutées lors des 3 premiers jours. Le représentant en mission Benaben écrivit ainsi, le 26 décembre : « J’avais écrit, qu'on avait fusillé plus de 1 200 brigands, mais par des renseignements que j’ai appris et je ne puis évoquer de doute, il parait que l’on a fusillé plus de 2 000 »

          De son côté, le général François Carpantier se vanta d’avoir fait fusiller 1 500 personnes.

          Quant aux femmes et aux enfants, qui étaient au nombre de 1 679[9], ils furent envoyés dans les prisons de Nantes. Certains officiers républicains comme Kléber et Savary intervinrent auprès de Carrier, lui demandant de les épargner. Mais Carrier n’en tiendra pas compte, et à leur arrivée à Nantes, toutes les femmes et tous les enfants furent fusillés ou noyés en masse.

          Toutefois, certains Vendéens eurent de la chance et parvinrent à s’enfuir, certains furent aidés par la population locale. Jean Legland, passeur sur la Loire, déclara en 1834, qu’il avait fait passer 1 258 fuyards dans les jours qui suivirent la bataille de Savenay, déclarations confirmées par des témoignages écrits de l'abbé Bernier. Au total, environ 2 500 personnes auraient survécu à la bataille.

                    Conséquences

          Le 25 décembre, le général Michel de Beaupuy écrivit à Antoine Merlin de Thionville:

          « Enfin, mon cher Merlin, elle n’est plus, cette armée royale ou catholique, comme tu voudras ! J'en ai vu, avec tes braves collègues Prieur et Turreau, les débris consistant en cent cinquante cavaliers battant l'eau dans les marais de Montaire, et comme tu connais ma véracité, tu peux dire avec assurance que les deux combats de Savenay ont mis fin à la guerre de la nouvelle Vendée et aux chimériques espérances des royalistes.
L'histoire ne nous présente point de combat dont les suites aient été plus décisives. Ah ! Mon brave, comme tu aurais joui ! Quelle attaque ! Mais quelle déroute aussi ! Il fallait les voir ces soldats de Jésus et de Louis XVII, se jetant dans les marais ou obligés de se rendre par cinq ou six cents à la fois, et Langrénière pris, et les autres généraux dispersés et aux abois !
Cette armée dont tu avais vu les restes de la terrasse de Saint-Florent, était redevenue formidable par son recrutement dans les départements envahis. Je les ai bien vus, bien examinés, j’ai reconnu ces mêmes figures de Cholet et de Laval. A leur contenance et à leur mine, je te jure qu’il ne leur manquait du soldat que l’habit. Des troupes qui ont battu de tels Français, peuvent se flatter aussi de vaincre des peuples assez lâches pour se réunir contre un seul, et encore pour la cause des rois ! Enfin, je ne sais si je me trompe, mais cette guerre de brigands, de paysans, sur laquelle on a jeté tant de ridicule, que l'on dédaignait, que l’on affectait de regarder comme méprisable, m’a toujours paru, pour la république, la grande partie, et il me semble à présent qu’avec les autres ennemis nous ne ferons que peloter.
Adieu, brave montagnard, adieu ! Actuellement que cette exécrable guerre est terminée, que les mânes de nos frères sont satisfaits, je vais guérir. J'ai obtenu de tes confrères un congé qui finira au moment où la guerre recommencera. »

          La bataille marqua la fin de la virée de Galerne et mit définitivement fin à la menace que représentait la Vendée pour la République. Toutefois, la guerre ne s’arrêta pas là, les combats se poursuivant en Vendée. Le généralissime de l’Armée de l'Ouest, Marceau, outré par le comportement de ses soldats, demanda sa mutation. Peu de jour après la bataille, Marceau écrivit à sa sœur

          « Quoi ! Ma chère sœur vous m'envoyez des félicitations sur ces deux batailles, ou plutôt sur ces deux carnages, et vous voudriez avoir des feuilles de mes lauriers ! Ne savez-vous pas qu'ils sont tachés de sang humain, de sang de Français. Je ne reviendrai plus en Vendée ; il me répugne trop de combattre des Français. Je veux porter les armes contre l'étranger ; là seulement est l'honneur et la gloire. »

          Marceau fut un temps remplacé par Kléber, jusqu’à ce que ce dernier soit à son tour muté en faveur de Louis Marie Turreau. Les combats qui s’ensuivront entre les Vendéens et les colonnes infernales républicaines prendront finalement la forme d’une guérilla.

 

Recueillements : La Croix des Vendéens à Savenay

 

          J’ ai décidé que cette journée serait dédiée à cela. Ce matin ,pour  xième fois, il pleut, pour ne pas changer, j’ entends cela au bruit des gouttes sur la tente, et la fréquence des impacts, ne laisse rien présager de bon, j’ entrouvre  la porte, pour vérifier la réalité, effectivement, cela tombe bien, le plafond est bien bas, je pose la main sur le sol pour rentrer , et plouf la main dans la flaque d’eau qui s’ est accumulée sur la bâche, je suis sur un îlot  le tour de la tente n’est qu’une mare, la bâche servant d’isolant à disparue sous l’eau. Je n’ai rien entendu : «  Joël tu as a fait un gros dodo, c’est bien ! ». Effectivement, je me sens très en forme, je ne me suis pas vu m’endormir, malgré les enfants qui jouaient hier soir autour des commodités. Bon, je crois que je vais attendre un peu pour me lever, je vérifie l’heure, il est 08h30, je donne une demi-heure trois quart heure maxi, peut-être, que miss la pluie va décider d’interrompre sa progression.  Sur ce, je me replonge dans mon duvet, humm que suis bien, comme si j’étais dans mon lit, on s’y habitue à ce type de couche, cela me fera drôle de retrouver la maison.

          Je me suis assoupi, une petite demi-heure, comme prévu. Les gouttes se font plus rares maintenant, je remets le nez dehors, avec l’humidité ambiante, le  temps me parait frais. Je  me vêts à l’intérieur, j’ai de l’espace, je peux me tourner , je suis à l’aise, j’ ai bien fait de privilégier le confort : Une tente d’ enfer, spacieuse, c’est une vraie deux places, la « QuickHiker 2,  de chez Décathlon, c’ est vraiment la tente idéale pour la grande randonnée sur du long cours, les deux seuls  inconvénients  constatés: Le poids-- 2.75kg ; l’ encombrement du rangement : 39x17x17, pour le reste ,l’imperméabilité, je confirme que, c’ est  le top, le montage et  le démontage, hyper rapides, maintenant, c’ est vrai que maintenant, je suis un expert « A peine 5mn »  et pour finir, si il n’ y a pas de vent, les piquets ne sont pas nécessaires  pour l’ arrimage au sol.

          Me voilà habillé, il est maintenant 09h15, je  vais prendre mon café à l’abri dans les commodités, je ne tiens pas à me servir du réchaud sous la tente, un accident est si vite arrivé, je ne l’ai jamais fait depuis le début de l’aventure et ne le ferait jamais quelque soit les conditions climatiques, un café, bien chaud et frais avec deux barres de céréale,  et puis, je déjeunerai  mieux à Savenay. Une douche  plus tard, me voilà sur la route de Savenay située à deux kilomètres du Camping, une petite ballade agréable, je me sens léger comme ne libellule, il vrai que sans le chariot, c’est de la vraie ballade touristique, une rigolade. La pluie a cessé les nuages s’éparpillent, laissant la place à de belles éclaircies. Comme le temps change vite ! il y a deux heures des trombes d’eau, maintenant le soleil pointe ses rayons, je ne vais pas m’en plaindre , comme cela la journée de repos n’en sera que plus agréable. Me  voici dans Savenay, en centre-ville, je repère un café  tranquille « Le Chêne Vert » sur la place de l’hôtel de ville, je m’installe en terrasse afin de profiter de ce soleil, miraculeux et généreux, il m’arrive face à moi, je me prends un  jus d’orange, un grand crème avec les tartines, le beurre  et le croissant tout ce qui fait un bon petit déjeuner. Je consulte mon GPS en même temps, je le programme sur le parcours de la journée, il y a quand même 23 kms de ballade au compteur. 

          Onze heures moins vingt, je dois y aller. Je règle mon addition direction mon premier lieu de pèlerinage : La Croix des Vendéens » située  à moins d’un kilomètre d’ici.

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  Je pénètre  sur le lieu, par une simple porte en fer toute rouillée, vraiment, faut le savoir, rien indique son emplacement, la croix est sur la hauteur, au fond d’une allée herbue. Arrivé devant celle-ci, une forte émotion, m’envahie soudainement. J’y suis! ce premier recueillement restera gravé à jamais dans ma mémoire. Une minute ou deux de silence en la mémoire de toutes ces victimes et puis je fais la lecture, des panneaux retraçant cet épisode tragique de la bataille, me rappelant ce que j’avais pu lire sur le sujet. Il fallait que je quitte à contre cœur cette croix, pour rallier le deuxième lieu de la journée, en l’occurrence la chapelle Launay située à  cinq kilomètres d’ici, autre endroit fort du pèlerinage à Savenay

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Recueillements : La Chapelle Launay

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Tournant, le verrou de la porte d’ entrée, pour pénétrer dans l’église : Fermé,  je fais le tour, pour essayer d’ y accéder,les portes, sont toutes verrouillées. Je suis déçu, « Notre Dame des Aulnes »  est inaccessible, rien nem’indique sa fermeture, aucun panneau ne le signale,  j’ étais venu ici, voir les vitraux de l’église représentant,  un épisode  héroïque de la bataille  de Savenay :Lors de de la retraite deMarigny, avec ces deux canons restants, faire le maximum pour que le plus grand nombre puisse s'échapper, dont Madame de Lescure. Je suis frustré, mais, ce n’est pas très grave, le principal pour ma conscience, c’est d’être venu, jusqu’ici, à la Chapelle Launay .Je prends quelques photos en souvenir  de mon passage. Je pense que je reviendrai, pas une promesse, mais un vœux personnel. 13H30, je n’ai pas encore déjeuné, le poids des souvenirs, m’a nourri, la faim ne se fait nullement sentir, je verrai cela plus tard, sur  le trajet qui memène à Prinquiau, peut-être ? Il est  grand temps de quitter La Chapelle Launay, direction Prinquiau les deux derniers lieux de mon pèlerinage à Savenay.

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Recueillements :Prinquiau

          D’ ici, je suis à cinq  kilomètres de Prinquiau, neufs kilomètres du Bois de Sem.  Mon GPS, me signale que la route directe pour rejoindre le bois de Sem est de passer par Prinquiau, cela me donnera l’occasion de déjeuner, avant d’aller au bois de Sem. On y va c’est parti ! le trajet est plat, sans attelage et avec un sac à dos allégé, je sens pousser des ailes, les cinq kilomètres sont avalés en à peine une heure, je rentre dans  le village par la rue de Beauregard, puis le rue de Donges, passage devant la colossale et splendide église de ce petit bourg , cachée derrière,  au pied de celle-ci  face au porche, je trouve une boulangerie, un pain béni ! Je commande, un casse-croute au poulet-crudités et un supplément dessert, une belle part de flanc qui me tendait les bras juste à côté de la caisse, je ne suis pas gourmand ! Non ! je n’ai pas résisté ! Avec ça dans l’estomac je vais  pouvoir tenir jusqu’au diner. Je  retourne sur mes pas, en passant, devant l’église, j’avais repéré un bar avec terrasse, sur une petite place « le bar des  sports ».Tout ce qu’il me  faut, je m’installe en terrasse pour profiter au maximum du soleil bienfaisant, du début d’après-midi. Une petite bière accompagnera  mon sandwich. Je me déchausse, le temps d’ avaler mon casse-croute et déguster mon flanc, j’impose une petite séance gymnastique à mes arpions, que j’exposent langoureusement, aux rayons d’un soleil salvateur, sur la chaise plastique bleue, vacante , devant moi, c’ est très agréable, j’apprécie, c’ est  un moment simple, c’est  tout simplement, génial, une  sérénité totale, pas de contrainte professionnelles, familiales une plénitude totale. Pas un « pèlerin » à l’horizon par cet bel après-midi de mai, bizarre, ou sont ‘ils donc ? Je suis tout seul au monde, un client et c’est moi, c’est vrai que depuis la Chapelle Launay, j’ai dû croisé deux ou trois voitures, c’est à peine croyable ! Je termine par un double expresso. Je traine !, je traine ! mais, il est 03h20, il me reste le cimetière à visiter, le bois de Sem à cinq  kilomètres, puis le retour vers Savenay, douze autres  kilomètres, soit un total de dix-sept kilomètres, ce qui  peux me faire entrer vers 21h00  à Savenay : Cela va être « short ». Je prends immédiatement, la direction du cimetière, sortie du bar, je constate au GPS que l’entrée du cimetière, rue du Champoulain est juste à côté :300 mètres d’ici. Je me dis encore une fois, que si j’avais fait attention à mon GPS, j’aurai  pu y aller directement, en arrivant et reprendre la route de Sem, aussitôt après le déjeuner, bon ! ce n’est pas grave, on fera mieux la prochaine fois !

                 Ce cimentière abrite le tombeau des Vendéens, modeste monument , que  j’ai eu du mal à trouver, malgré  la bonne signalétique à l’entrée, noyé entre deux tombes,  adossé à un mur recouvert de lierre, dédié aux victimes de la grande armée vendéenne on peut y lire : « A la mémoire de la Grande Armée vendéenne exterminée à la bataille de Savenay le 23 décembre 1793 ‘Pro Deo Pro Rege’ » (pour Dieu pour le Roi). La seconde, sur la croix, indique « qu’ ici reposent les ossements des restes de l’armée vendéenne, massacrée à la déroute de Savenay, sur la butte de Sem, en la commune de Prinquiau, le 23 décembre 1793, je pose un caillou, symbole de mon passage « Pèlerin de Compostelle ».

 

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Avant de quitter le cimetière de Prinquiau, je passe à la Chapelle qui trône au beau milieu du cimetière, une particularité du lieu « Notre Dame de Bonsecours », datant de 1828, c’est, une petite chapelle  au toit en ardoise, surmonté d’un petit clocher lui aussi en ardoise, un intérieur restauré « plafond d’un bleu profond et autel superbement décoré (à l’ origine, j’en doute) ».Super-mignonne, comme tout !Chapelle notre da cours 004 55b774     Chapelle notre da cours 007 55b786

 

Recueillements :Prinquiau "Le Bois de SEM"

    

 

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  Je quitte le lieu, maintenant il me reste le Bois de Sem dernier refuge de l’ armée royaliste, je mets environ une heure pour rejoindre ce lieu situé » sur une petite colline boisée  dominant  les marais au nord et bordée au sud à deux ou trois cent mètres à vol d’ oiseau par la RN171,après avoir gravi cette petite colline, niché au fond d’un petit bosquet se tient un bloc de granit, on peut dire une stèle, portant une plaque commémorative sur laquelle on peut lire : « A la mémoire des Vendéens massacrés dans les environs après la bataille de Savenay, le 23 décembre 1793 et les jours suivants. »

         Ce monument inauguré par la Vendée Militaire le 23 juin 2007

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Recueillements :Le retour sur Savenay

        

          Après mettre recueilli, une dernière fois, je quitte ce lieu chargé d’émotions, je pars, pleins de souvenirs douloureux, inoubliables, le sentiment de rancœur,  du départ se transforme en honte, vis-à-vis de mon pays (Pays des droits de l’homme), au fur et à mesure des lieux visités. Des réflexions refont surface : «  Que de sang versé ! » ; «  Etait-ce nécessaire ? » ; « Qu’avons-nous gagné ? ».

          Sous cette stèle, ici au bois de Sem, comme , sous des dizaines, des centaines d’autres, voire dans des charniers, dans les bocages et les marais de la Vendée militaire (La Vendée Militaire est le nom attribué à la Vendée insurgée en 1793, se trouve à cheval sur quatre départements : le sud-ouest du Maine-et-Loire et le sud de la Loire-Atlantique (délimités par la Loire), le nord-ouest des Deux-Sèvres autour de Bressuire et Mauléon, et les 2/3 nord du département de la Vendée couvert par le Bocage), des milliers, des dizaines de milliers ou bien des centaines de milliers, hommes, de femmes, d’enfants, des nouveaux nés, reposent, victimes innocentes de la folie des hommes . Combien sont-ils ces Vendéens et ces Vendéennes ? Les chiffres, les plus plausibles vont  de184 000 à 212 000 morts, sur une population estimée de Vendée militaire (1790): Entre 550 000 et 600 000 habitants, soit en prenant la fourchette moyenne : 28% de la population aurait périe dans ce conflit.

          Comment appelle t’ on cela : Exterminer une partie de la population de son propre pays, au nom d’ une idéologie, naissante ; la République : Un « Populicide » (est une expression nominale ou adjectivale, formée de la racine latine « popul- » (de populus, le peuple) et du suffixe latin « cide » (de caedere, tuer), désignant ce qui tue le peuple ou lui est néfaste).; Un «Génocide » (extermination systématique d'un peuple, d'un groupe ethnique ou religieux )  à au choix !.

 Qu’ils reposent en paix ! Paix à leurs âmes ».

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   Il se fait tard maintenant, je vérifie sur mon téléphone, 17h40, Oulala!!! Il me reste encore 12 kilomètres pour rejoindre le Camping, en marchant bien, je devrais y être pour 20h00. Passage par le barrage de la « Vallée Mabille » : Barrage, construit par les américains en 1917, pour l’alimentation en eau de l’hôpital militaire des Etats Unis, qui venait de s’engager dans le conflit de 14-18. Il est 20h15 quand, j’arrive au camping. Je découvre en arrivant au pied de ma tente, que l’eau, de ce matin, n’a pas complètement disparue, malgré le soleil  dominant, le plus souvent aujourd’hui, rien n’ y a fait, c' est vrai que ce matin, il devait y en voir, trois à quatre centimètres, j’ai l’ impression, en pénétrant dans ma tente de monter sur un matelas à eau, c’ est un peu frais au contact du tapis. Je verrai ça demain matin, au démontage, pour l’instant, ma priorité, c’est de me restaurer, je sors le nécessaire, ce soir, ce sera des nouilles chinoises, une tranche de jambon, une part de « vache kiri » et quelques fruits secs, pour le dessert, le tout terminé par un café bien chaud et frais, comme la veille au  soir, le repas se tiendra au bord du lac, au soleil couchant,  ce sera l’apothéose d’une journée, bien remplie en émotions. Comme hier soir, il fait frisquet, j’enfile la polaire et  je descends les 300 mètres qui me séparent du bord du lac. Ce soir il y a de l’animation accrobranche à côté du camping, j’entends leurs cris de peurs ou de plaisir?, la haut dans les arbres,  une dizaine d’autres personnes se restaure à la buvette au bord du lac. Je suis désorienté, je les trouve  bruyants, mon diner au bord du lac, sera moins romantique, c’est vrai, qu’ au fil des étapes, la solitude, s’installe, on s’habitue très vite au silence, maintenant, le moindre bruit me fait sursauter et m’exaspère rapidement: « Comment je vais être en rentrant à la maison? » : Est-ce normal ? Pour l’instant, je me dépêche de diner, trois-quarts heure plus tard, avec le jour qui  commence à s’éteindre, comme moi aussi,d 'ailleurs, je plie bagage et remonte. Il est 21h20, je ferais ma vaisselle, tout comme ma toilette, demain matin, il fera jour ! Un petit coup de brosse à dents vite fait, histoire de nettoyer au minimum l’ensemble buccale. Je suis cuit cuit!

          Je prends, quand même le temps de me déshabiller, je règle mon réveil, je m’enfonce dans mon duvet. Hum ! que je suis bien. Je peux m’endormir tranquille, ma mission est terminée et réussie, bonne nuit. Quelle, belle journée !

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