Préparation Partie 1

Preparation: Decembre; Janvier

 

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1er décembre 2013 : Maintenant que j’ai les idées, plus claires sur mon projet, « Joël, il va falloir commencer ta préparation physique ». Je  n’ai pas encore mon matériel, mais il me reste mon équipement de coureur à pied (chaussures, collant (un peu boudiné dedans, ce n’est pas grave en marchant vite cela ne se voit pas)), je vais pouvoir tester de ce qu’il me reste de mes années d’athlète. Il est vrai, que j’ai pris quelques kilos, depuis  ma dernière course 100kms de Millau  en 2006(14h13), aujourd’hui,  cela doit tourner autour de 18 kg, ce qui fait  2,25kg /an. Les années les  plus pénalisantes dans mon engraissement, furent, sans contestations possibles, mes quatre dernières années  de déplacement, elles furent vraiment très prolifiques pour ma masse  pondérale, quatre ans  de déplacement professionnels, cela ne favorisent pas le suivi d’un régime.

 

      Si je prends en exemple, la première année, à Batilly (Meurthe et Moselle)  avec quatre restos la semaine, le soir principalement, le midi, je mangeais à la cantine de l’usine, le diner, débutait  toujours par le demi ou le 50cl (pas tous les soirs quand même) de bière blanche, toujours très agréable après les douze ou treize heures de boulot. Cela, c’est calmé la deuxième année, on, (j’étais en coloc avec deux autres collègues), s’est mis à la cuisine de groupe, plus équilibrée et  plus de bière en apéro.

 

    Comment, je suis arrivé, ici à Batilly, en avril 2009 : pour des raisons professionnelles, une  baisse très spectaculaire de l’activité à Sandouville ou je travaillais, les ventes, de tous les modèles fabriqués sur le site de Sandouville (Laguna, Velsatis et Espace), on chutées vertigineusement, il fallait  donc des volontaires pour ‘’ sauver’’, le site, que certaines et centaines de personnes se dévouent, à partir temporairement en mission, généralement sur d’autres sites du groupe. Moi, qui était déjà parti 1997 sur le Projet « Do Brazil », construction de l’usine A Senna à Curitiba, j’étais, en première ligne, mais, cela ne me dérangeais pas plus que ça !, vu le peu d’activité généré par la baisse de cadence, il était évident que de rester à Sandouville à’’ glander’’, n’était pas un gage de motivation, mon intérêt, était donc ailleurs: Deux places m’ont été proposées. Une première proposition : Le projet Chennai en Indes, un projet de deux ans, c’est celui qui au départ, qui m’intéressait  au plus haut point, le profil demandé correspondait parfaitement au mien « Démarrage bâtiment TS/CATA »,  je connaissais bien le sujet, qui m’étais demandé, un projet identique à celui de Sandouville, en quatre-vingt- dix-huit, fait  à mon retour du projet Brésil. L’Indes, pays magique, par excellence, ne me verra pas : ma non maitrise de la langue de Shakespeare, m’a été fatale.  Resté donc, le poste d’assistant préparateur outillage à Batilly, pas le même climat, mais qui s’avéra par la suite, être, une expérience extraordinaire, tant professionnelle, qu’humaine. Une expérience passionnante, pas comparable avec l’expérience Brésilienne, qui était quand même déjà exceptionnelle, j’ai passé 21 mois du tonnerre dans l’est. « Comment qu’c’est ? »: C’est bien l’est, je le confirme, sans aucunes mesures, les meilleurs moments de ma carrière de chez Renault.

 

      Après la campagne de l’Est, direction, la région parisienne, pour deux autres années. Villiers Saint Frédéric, m’attendait. Suite  à mon expérience acquise à Batilly, sur le sujet  de l’outillage ‘VU’, le projet X82 «  le nouveau Traffic »,  étant alloué à Sandouville, mon profil collé à la fonction demandée, sur le nouveau projet : Concevoir l ‘ensemble de l’outillage pour le nouveau véhicule. Deux ans de plus, loin de ma famille : Partir le lundi et rentrer le vendredi (bon, pour le compte en banque, mais pas la panacée pour la vie de couple). Ces deux ans supplémentaires, cumulés aux vingt-et-un mois de Batilly, cela a été  très usant : physiquement,  la route environ 132000kms  parcourus (sans aucuns points en moins sur le permis) pas mal ! ; Psychologiquement avec, la réussite  obligatoire des deux projets. Avec le recul, je peux vous dire qu’on en mène pas large, malgré le plaisir d’un super boulot, vu de l’extérieur, ou l’on pense que ce sont des vacances : On essaie et puis, après on en reparle.

 

Retour à Sandouville en janvier 2014,  entrée en fabrication du véhicule : Tests et validations des outils conçus et développés, sur les véhicules.

 

J’avais déjà connu une prise de poids importante lors d’une grave blessure au genou gauche, en 2003, prise de 18 kilos. J’avais réussi à les reperdent en neuf mois, oui neuf mois, je dis bien neuf mois ! Objectif fixé au  premier janvier 2004 : Participation au 100kms de Millau en septembre(le 25/09) : 89 kilos poids affiché sur la balance. Départ, pour Millau le 23/09 :71Kg poids affiché sur la balance.

 

     Comment, cela  a été possible? : 9 mois de préparation intense, avec le recul, une préparation de fou, de malade, en conclusion de débile!   Millau, mon premier 100 bornes, fallait le réussir,  Millau, la Mecque de l ‘ultra fond à l’époque.

 

      3mois de remise en condition: 30 bornes, la semaine au petit trot avec un régime alimentaire approprié, prise du poids en fin de chaque semaine : Fin mars – 7 kg.

 

     Les trois mois suivants, passage à 5 entrainements la semaine, avec séances de fractionnés sur piste: Levé à 03h30 (3F/S), pour la séance longue (01h30-01h45), l’après-midi, en rentrant du boulot, 18h30, au stade, la séance dédiée au fractionné : Fin juin= - 6kg.

 

     De fin juin, à fin aout, passage à plus de 110 kms (parfois 130), répartis en six séances la semaine, au plus fort de ma préparation, idem le matin levé à 03h30 (3F/S), avec en aout (la période de congé), deux tests  effectués avec succès de 50 et 60kms : Fin aout =71 kg.

 

     Diminution des entrainements, jusqu‘ à mon départ, 35-50kms la semaine en 5 séances, à la vitesse prévue en course, c’est à dire 8-9km/h,  5 séances la semaine: 23/09= 70.5kg. Bilan de la course 13h04 :14s, hyper content, un bien beau souvenir l’arrivée dans une salle comble et sous les applaudissements

 

 

 

Aujourd’hui avec mes 92 kg, j’ai bon espoir de bien redescendre, mais ce sera plus difficile avec l’emprise des années, mais j’ai bon espoir, déjà avec Saint Jacques, je compte en perdre une bonne partie, on verra cela au retour

 

Début délicat et pénible, je n’avance pas et je suis fatigué, au bout de cinq kilomètres, j’ai mal partout les articulations des membres inférieurs  surtout et un peu au dos et je n’ai pas encore le sac à dos chargé. Je ne vais pas me précipité, c’est un test sur mon état physique, je  vais prendre mon temps, il me reste 4 mois et demi. Quand j’ ai débuté la course à pied, il y a trente ans, c’était pareil, j’ ai commencé, par quelques aller et retour de deux ou trois kilomètres  les premières semaines, puis au fil du temps soit , on passe à  10 bornes semaines et au bout six mois, on arrive allègrement à 10 bornes 3 fois la semaine, donc en appliquant ,cela, aujourd’hui, je vais y arriver, pas de doute  et je n’ai pas le choix, je n’ai pas perdu ce mental de marathonien : Si, le mental est là le physique va suivre, c’est obligé, et puis tant pis pour mon corps.

 

Arrive, maintenant, janvier 2014, les fêtes passées (pour moi pas de problème, il, n’y a pas de fêtes), on fait cela avec mes enfants et c’est tout et c’est comme çà. Pas d’excès alimentaires et liquides, je reprends donc mon entrainement, cela va beaucoup mieux, j’ai rallongé les distances et les fréquences, plus de courbature. Je pense poursuivre après l’endurance avec mon équipement que j’ai maintenant défini et que j’achèterai quand j’aurai touché ma prime de départ en retraite le 31 janvier, à cette date il me restera encore deux mois et demi pour affiner ma préparation : 1400 kilomètres, cela se prépare comme un cent bornes, c’ est comme cela que je vois les choses, c’ est mon approche, je compte mettre toutes chances de mon côté, seul, une blessure (toujours possible), un accident de parcours peuvent mettre fin mon aventure. En vingt-six ans de compétition et quelques centaines de courses, que je comptabilise, un seul abandon est à déploré : Marathon de Cierrey 27, en 1992, température phénoménale, pour un mois de mai, abandon au 33 eme kilomètre, après mettre pesé en rentrant à la maison: 7 kilos en moins sur la balance.

 

Fin janvier j’en suis à trois entrainements de 10 kilomètres  semaine, en marche et non en course c’est vrai, qu’avec mes weekends end à rallonge, la récupération est meilleure,  mon physique souffre moins. Depuis que mon départ est officiel  et acté, pour le 31 janvier 2014,j’ ai reçu mes papiers de la Carsat Normandie,( officialisant mon départ) en juin et ne pouvant négocier quelques avantages avec mon employeur, j’ ai donc décider, d’un commun accord avec moi-même, de récupérer des jours de mon capital temps individuel, pour ne travailler que trois jours la semaine, jusqu’à  mon départ, un avant-gout  de retraite, une  très bonne préparation en somme, cela m’ autorise des weekend end  de 5 jours, inversion de tendance, un plus  pour ma préparation :Merci monsieur « Renault ».

 

Fin janvier, ma prime en poche, de décide de me rendre chez D.......N et non chez Le V…x C…..r, les prix étant à peu près équivalents sur du matériel d’égal qualité. Ce qui a fait la différence : La distance V…x C…..r plus proche, étant Paris et le D.......N étant à Lisieux, pas photos! Si problème de matériel est à déplorer : C’est à côté, idem si problème en cours de pèlerinage, il est plus facile de tomber sur des D.......N que sur des  V…x C…..r, il y a en a que dans les campings, mais ce sont des vieux campeurs : Désolé ! (Denisot)

 

Pour les achats de matériel, je me suis organisé suivant les conseils récupérés sur différents sites relatant les expériences de jacquet, mais c’est tellement disparates, chaque jacquet a son idée sur ce qu’il emporte, sur cents expériences il y a cent avis différents, difficile de se donner une idée, mais ce qui est récurant, là, ou tout le monde est d’accord: Le poids. J’ai fait comme tout le monde je me suis organisé, suivant mon ressenti, je ne suis pas un grand organisateur, dans l’âme, mais plutôt un bordélique né, femme, vous le confirmera, ainsi que certains de mes anciens collègues. Mais je suis motivé, donc je vais essayer à ce que ce soit le moins désordonné possible. La perte, comme un papier : La carte bancaire ou  la pièce d’identité, sont ces points qui me préoccupent le plus, ma hantise, mon cauchemar, cela peut annihiler mon aventure, le matériel, c’est important, oui, c’est toujours chiant ! Cela à un cout, mais cela se remplace, le voyage n’est pas compromis, mais perdre ces papiers, surtout à l’étranger, cela peut virer à la galère, je vais donc essayer de diminuer les risque au maximum «  organisation le maitre mot, mais l’organisation, à la Jojo.

 

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